Notre revue de presse du 26 mai 2008
Financement des partis. L’UMP et le PS sont les deux grands bénéficiaires des quelques 75 millions d’euros d’aides publiques attribuées cette année aux partis politiques en fonction de leur résultat aux dernières élections législatives. L’UMP recevra 34,5 millions d’euros (46 % du total) et le PS 24,5 millions (33 %). Une quarantaine de formations dont le MODEM (4 millions d’euros) le PCF (4 millions), le FN (1,8 M) les Verts (1,4 M) et la LCR (0,894 M) se partagent le reste.
La cinquième crise de crédit. Au cours des quatre premiers mois de l’année, les incidents de paiement des entreprises clientes de COFACE ont augmenté de 45 %. Selon la COFACE la cinquième crise de crédit depuis le premier choc pétrolier est commencée. L’accélération des faillites en France est en hausse de 2,7 % par rapport à 2007. Secteurs touchés : BTP, immobilier et secteurs liés à la consommation.
Bilan de la HALDE (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations). En 2007 la HALDE a reçu 6 222 réclamations soit 53 % de plus qu’en 2006. L’emploi reste le premier domaine de discrimination évoqué (50 % de réclamations), l’origine, premier critère invoqué (27 %) l’état de santé (22 %). 83 % des salariés soutenus par la HALDE depuis sa création ont obtenu gain de cause. 69 % de ses recommandations ont entraîné des modifications législatives ou des médiations.
« La finance folle ne doit pas nous gouverner ». Tel est le titre d’un long article cosigné dans « Le Monde » (22 mai) par une dizaine de personnalités parmi lesquelles Jacques Delors, Helmut Schmidt, Lionel Jospin, Michel Rocard, Massimo d’Alema. On y lit notamment : « Les marchés financiers sont devenus de plus en plus opaques et l’identification de ceux qui supportent et évaluent les risques se révèle être un défi titanesque… La crise financière ne démontre que trop clairement que l’industrie financière est incapable d’autorégulation… Le monde des finances a accumulé une masse gigantesque de capital fictif mais qui n’améliore que très peu la condition humaine et la préservation de l’environnement ». Et les signataires de réclamer la création d’un Comité de crise européen.
La gestion du manque de pétrole. Pour le Professeur Chalmin « le marché qui pousse le pétrole à la hausse nous ramène à la raison en nous rappelant en permanence que le pétrole est rare, sale et qu’il faut l’économiser. Si le prix du baril refluait ce serait une catastrophe écologique… Quant au secteur agroalimentaire, nous avons besoin d’une révolution verte qui passe par un renforcement des politiques agricoles et par l’utilisation intelligente des biotechnologies donc… par les OGM ».
Le « Capitalisme du désastre » selon Naomi Klein. Cette nouvelle économie, selon l’auteur, a débuté avec le 11 septembre : « Le 11 septembre a fourni le contexte qui a permis à cette nouvelle économie de prendre son essor… Les marchés sont en train de s’adapter à la réalité des crises en série. Les plus performants sont ceux qui intègrent cette logique de l’inévitabilité des crises » (Voir Nouvel Observateur n° 2272).
