Notre revue de presse du 2 juin 2008

Quid des pétro-milliards ? Le baril à plus de 130 dollars offre aux pays de la péninsule Arabique, exportateurs d’or noir, un surcroît de revenus colossal. Comme lors des précédents chocs pétroliers, cette manne est placée dans des avoirs américains et européens, mais une part croissante, estimée à plus de 3 200 milliards d’ici à 2020, est investie sur place, dans des projets industriels et touristiques censés prendre la relève de la rente pétrolière. Au risque de créer une nouvelle bulle financière dans une région du globe politiquement instable.

L’emballement des cours du pétrole.
Le point de vue de Sadek Boussena (ex-Président de l’OPEP) : « Le pétrole est devenu un actif financier dans lequel on investit quand on est à la recherche de profits rapides et élevés, et une valeur refuge face à la crise. Cela conforte la très forte volatilité des cours. Dans ce contexte, des risques existent de hausse incontrôlée comme de baisse. Les opérateurs sur les marchés pétroliers et financiers surréagissent aux informations et aux événements qui touchent l’offre… Le nouvel équilibre des prix pourrait s’établir à 100 dollars à l’horizon de trois à cinq ans. »

La conjoncture de la zone euro.
Elle a bien résisté au premier trimestre, le PIB progressant de 0,7 %. Jusqu’à quand tiendra-t-elle ? Le durcissement des conditions de crédit, la flambée des prix des matières premières, la surévaluation de l’euro et le ralentissement américain devraient limiter l’activité pour les prochains trimestres. Pourtant la demande étrangère adressée à la zone euro « reste dynamique », ce qui est un facteur de soutien, notent les économistes.

Livres et parutions. « Le nouveau monde industriel » par Pierre Veltz (Ed. Gallimard, Le Débat) qui décrit le nouvel univers économique, technique, moral en train de naître sous nos yeux ; « Allah, mon boss et moi » par Dounia Bouzar ou comment rappeler le cadre légal de la gestion du fait religieux dans l’entreprise ; « Les lois Auroux, 25 ans après (1982-2007) » sous la direction de Jacques Le Goff (Presses Universitaires de Rennes) ; « Secondes chances. Histoires vécues de l’insertion par le travail » de Seingier et Chateau (Ed. Au Diable Vauvert).

Les entreprises préférées des étudiants. Pour les étudiants en écoles de commerce : LVMH, L’Oréal, Danone, Air France, BNP, Canal +, Ernst et Young, HSBC, JPMorgan, Nestlé, Veolia, Google. Pour les étudiants en écoles d’ingénieurs : EADS, Veolia Environnement, Dassault Aviation, Thales, EDF, Vinci, Areva, Google, Total, Alstom, PSA Peugeot Citroën, Air France. Pour les étudiants en santé, médecine : Sanof-Aventis, Pfizer, L’Oréal, Novartis, Bayer, Yves Rocher, Danone, Veolia Environnement, Nestlé, CEA.

Des prix agricoles élevés pendant au moins dix ans. Les prix vont rester plus élevés que lors de la décennie passée : hausse d’environ 20 % pour la viande ovine et porcine, de 30 % pour le sucre, de 40 % à 60 % pour le blé, le maïs et le lait écrémé en poudre, de plus de 60 % pour le beurre et les oléagineux et de plus de 80 % pour les huiles végétales. Facteurs de hausse : les cours élevés du pétrole, la croissance démographique, la modification des pratiques alimentaires, la demande de grains pour les agro carburants. La situation va rester tendue pendant 10 ans.