Notre revue de presse du 30 juin 2008

Plus de dix millions de riches dans le monde. En 2007 le nombre de millionnaires en dollars s’est accru de 6 % dans le monde pour passer le cap des dix millions. Ils détiennent en moyenne 4 millions de dollars d’actifs financiers et immobiliers. Représentant 0,15 % de la population mondiale leur fortune collective est de 40 700 milliards de dollars (+ 9 %). 103 320 ont une très grande fortune dépassant les 30 millions de dollars. À noter que le nombre de riches a cru plus vite dans les pays émergents que dans les économies occidentales (en Inde + 22 %, 123 000 millionnaires). D’ici 2012 il y aura plus de millionnaires en Asie-Pacifique que dans le reste du monde.

« Il n’y a pas de deuxième vague de la crise » selon Christian Noyer gouverneur de la Banque de France qui souligne que « les pertes supplémentaires qu’annoncent les banques sont la conséquence mécanique de l’évolution des marchés. On est dans un cycle normal de provisionnement des risques, sans danger cette fois de contagion à d’autres secteurs du crédit bancaire. »

« Au Venezuela, on roule gratis ». Au Venezuela, dixième producteur du brut du monde, l’essence à la pompe est quasi-gratuite. Quatre fois meilleur marché qu’en Arabie Saoudite. Un litre de carburant coûte dix fois moins qu’un litre d’eau minérale ; un gros plein vaut l’équivalent d’un sandwich. Le prix à la pompe est le même depuis dix ans alors que l’inflation galope au-delà de 30 %.

Les propositions de l’INRA. L’INRA estime que la réduction de l’usage des intrants permet de préserver revenu et environnement. Une conclusion invalidée en cas de remontée des cours agricoles. Comme l’explique Mr Bertrand, chercheur à l’INRA, « si le quintal de blé n’est pas vendu cher, le traitement qui vous permet de gagner trois quintaux n’est pas intéressant. Un prix d’achat élevé le rendra rentable. Aujourd’hui, les prix des matières premières alimentaires incitent à intensifier la production ».

La crainte d’une stagflation, c’est-à-dire la conjonction d’une croissante molle et d’une inflation incontrôlable liée à la flambée de l’or noir et des autres matières premières conduit à une lutte très délicate à mener. Baisser les taux de la Banque Centrale pour soutenir la croissance c’est prendre le risque de casser la consommation et l’investissement. Les relever pour contrer les tensions inflationnistes c’est au contraire prendre le risque de casser la consommation et l’investissement.

Le point de vue de Christian de Boissieu. Selon le Président du Conseil d’analyse économique « il faut lutter contre le pessimisme ambiant renforcé par un sentiment collectif de déficit de gouvernance… un rebond sur le marché des actions est possible pour plusieurs raisons : beaucoup d’entreprises sont aujourd’hui sous-valorisées ; beaucoup de liquidités refluent vers les marchés car elles cherchent à sortir de l’immobilier ; les profits des grandes entreprises et même des banques sont restés significatifs ».

Jérôme Kerviel, un « Trader fou » jugé « psychologiquement équilibré ». Selon le romancier Eric Reinhart, l’histoire de J. Kerviel est celle d’un type issu de la classe moyenne, méprisé par l’aristocratie des traders qui a voulu se faire respecter par un coup d’éclat inouï… « C’est Cendrillon au bord de l’âtre, malmenée par ses sœurs, qui veut être la plus belle et épouser le Prince… »