Notre revue de presse du 21 juillet 2008

Un milliard de subventions pour les paysans. Le gouvernement français leur doit 1 milliard d’euros. C’est la conséquence du jugement prononcé le 2 juillet par le Tribunal Administratif de Nantes qui a donné raison à un petit producteur laitier qui contestait le montant des subventions qui lui ont été attribuées dans le cadre de la PAC. Le producteur s’était aperçu que le Ministère de l’Agriculture avait « tordu » les nouveaux critères d’attribution des subventions européennes appelées depuis 2004, « Droit à paiement unique », DPU. Selon le Ministère 60 000 paysans se trouvent dans le cas de ce producteur (Éric Favre) qui avait des « années références » plus faibles que celle d’une ferme équivalente et donc des DPU inférieurs. Ce qui l’a poussé devant le Tribunal de Nantes.

La Malédiction de Matignon.
Le Premier Ministre est terrassé par une hernie discale à la veille de la révision de la Constitution. M. Fillon n’est pas le seul chef de gouvernement à connaître des ennuis de santé : R. Barre avait été frappé d’une crise d’hypertension alors qu’il était au plus bas dans les sondages ; Michel Rocard avait été victime d’une crise de coliques néphrétiques lors des accords sur la Nouvelle Calédonie ; J.-P. Raffarin de calculs biliaires avant le référendum sur l’Europe.

L’éditorial inhabituel du « Wall Street Journal ». Il appelle l’État à injecter des fonds et à se porter au secours de Fannie Mac et Freddie Mac (les deux géants américains de refinancement du crédit). Et l’éditorialiste de s’expliquer : « Nous ne sommes pas devenus socialistes, mais le contribuable doit comprendre que Fannie et Freddie pratiquent déjà le socialisme et le plus malhonnête qui soit. Leurs profits sont privatisés et leurs risques socialisés. Nous proposons une forme plus honnête de socialisme, avec une perspective de réforme de long terme. »

La bataille-clé des idées. Pour Frank Debié, dirigeant la Fondation pour l’Innovation Politique « la fin du fordisme dans la vie de l’entreprise et l’éclatement de la cellule familiale dans la vie privée favorisent l’idée que l’individu n’est pas entièrement englué dans le déterminisme social, qu’il peut changer par lui-même. Sarkozy incarne beaucoup cela. Il chevauche deux familles de droite très différentes : la première domine l’Europe (c’est une droite progressiste en matière sociétale qui défend le droit à la concurrence) ; l’autre, plus réactionnaire a comme ambition de restaurer l’ordre ancien (elle est puissante aux États-Unis et en Russie) ». En économie on se situe entre une logique d’intervention et une logique libérale : « le centre de gravité des soutiens de Sarkozy se situe du côté de l’aile libérale ».

Crise : le diagnostic de DSK. « Nous vivons la première crise du XXIe siècle et c’est une cirse d’un type nouveau qui a pris naissance au cœur du système économique. Seules des politiques mondiales de régulation peuvent permettre, à terme, de revenir à une situation plus stable. Le risque d’avoir une inflation globale est un risque majeur aujourd’hui ». Enfin DSK souhaite vendre les 403 tonnes d’or qui appartiennent en propre au FMI. Il a besoin pour cela de l’accord du Congrès Américain.